Alain Bernard

Photographe 

Né en 1956 à Poitier, il rentre à l'école des Arts Décoratifs de Limoges où il découvre le monde de la création. Parmi les moyens d’expression qui sont mis à sa disposition, c’est la photographie qui s’impose. Puis en 1980 Alain Bernard intègre les Beaux-Arts d’Orléans pour se spécialiser vers le traitement de l’image argentique.

Cette formation lui a permis d’entrer dans l’univers de la photographie :

  • Photo de presse (reportages, laboratoire)
  • Photo aérienne (reportages, cartographie)
  • Labo photo noir & blanc et couleur
  • Studio (Images publicitaires)

C’est en 1986 qu’il décide de voler de ses propres ailes. Il commence par du labo noir & blanc, suivi par de la prise de vue industrielle et publicitaire. Puis, l’ère de l’imagerie numérique arrive son secours.

Cette révolution lui a permis de devenir totalement autonome. Ce vent de liberté technologique, son cursus de 5 années aux Beaux-Arts, le fait de côtoyer des plasticiens lui ont donné envie de réinvestir dans une photographie plus proche de ses préoccupations artistiques.

Son travail s’organise en deux axes principaux développés simultanément :

La linéarité : Conscience et réalité.

La linéarité est une constante visuelle doublée d’un appel à la migration. La pratique du regard élargi à l’extrême, côtoyant le point de non-retour, met en évidence que l’apparence du « VRAI » peut cacher une autre réalité, suggérant de manière inhérente un autre « APRÈS ».

Les images nous captivent dès lors qu’elles nous communiquent un autre regard, un choc, une prise de conscience jusqu’à la sensation du jamais éprouvé, que son empreinte, ou son inconfort nous tienne en haleine et nous propulse dans l’inconnu novateur.

L’impermanence : Rêve et réalité

Le travail se dirige ici sur « L’APRÈS » sur l’autre réalité.

Faisant suite à la constatation que si l’on accepte d’étirer son regard vers des maximums, de lui faire prendre des chemins connus mais de manière fermement indéterminée, l’itinéraire sera alors inhabituel, nous surprendra et du coup, changera notre vision globale.

Les « APRÈS » sont ici suggérés par les paysages d’un autre infini, tout est ici propositions floues et lumières étranges, les scénarios sont multiples et laissent penser que le désir est partout, une confrontation systématique à la poétique de la lumière et au formalisme du quotidien.

La recherche se fait sur l’apparence du vrai, qui pose la question et si la réalité c’était le rêve ?